Éthique de la croyance, confiance et valeur épistémique
Une croyance scientifique anxiogène, stipulant que le vaccin contre la rougeole serait susceptible de causer l’autisme des enfants inoculés, fut abondamment diffusée et discutée à partir de 1998. Cette croyance eut un retentissement tel qu’elle fit reculer la couverture vaccinale mondiale. Sachant q...
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| Autore principale: | |
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| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
2020
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Une croyance scientifique anxiogène, stipulant que le vaccin contre la rougeole serait susceptible de causer l’autisme des enfants inoculés, fut abondamment diffusée et discutée à partir de 1998. Cette croyance eut un retentissement tel qu’elle fit reculer la couverture vaccinale mondiale. Sachant qu’entre 1998 et 2004, la communauté scientifique était aux prises avec une vive controverse concernant les preuves de l’innocuité de ce vaccin, nous questionnerons la justification et l’adhésion des chercheurs, des journalistes, et des parents d’enfants soumis à une obligation vaccinale. Quelles sont les obligations épistémiques de ces acteurs sociaux en l’absence de preuves scientifiques suffisantes ? Comment résolvent-ils ce problème d’absence de preuves pour justifier leur choix vaccinal ? L’éthique de la croyance sera donc interrogée à partir d’un cas sociohistorique contemporain qui favorise l’exploration des mécanismes de la croyance, de la connaissance, de la confiance et de l’attribution différenciée de valeurs épistémiques dans un contexte où la preuve était difficile à établir |
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