Éthique de la croyance, scepticisme et pratique. À partir de William Kingdon Clifford

Après un bref rappel de la maxime et des exemples de Clifford, constituant le socle de son éthique de la croyance, nous tentons de rendre à ce dernier le concept de croyance qui est le sien. L’article étudie trois niveaux d’objections à la thèse de Clifford, qui correspondent à autant de contresens...

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Auteur principal: Girel, Mathias
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2020
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spelling cairn-RFEAP_008_0032RFEAPRevue française d'éthique appliquée https://shs.cairn.info/revue-francaise-d-ethique-appliquee-2019-2-page-32?lang=fr https://doi.org/10.3917/rfeap.008.0032 Éthique de la croyance, scepticisme et pratique. À partir de William Kingdon Clifford Girel, Mathias2020 conséquencesCroyanceevidencepragmatismepreuveBeliefconsequencesevidencepragmatismprooffre Revue française d'éthique appliquée | 8 | 2 | 2020-01-02 | p. 32-46 | 2494-5757 RFEAP_0089 Après un bref rappel de la maxime et des exemples de Clifford, constituant le socle de son éthique de la croyance, nous tentons de rendre à ce dernier le concept de croyance qui est le sien. L’article étudie trois niveaux d’objections à la thèse de Clifford, qui correspondent à autant de contresens à son égard : on pourrait y voir (a) un mixte instable entre conséquentialisme et universalisme : Clifford semble à la fois préoccupé par les conséquences de nos croyances et un devoir universel de les justifier ; (b) une contradiction entre sa maxime et les développements les plus prometteurs de la science : à ce compte, elle ne semble pas même laisser subsister la doctrine évolutionniste sur laquelle des doutes restent possibles au moment où il écrit ; et enfin (c) une contradiction avec nos croyances pratiques : la maxime ne se retourne-t-elle pas contre les notions de bien et de mal, pour lesquelles nous manquons d’ evidence, ce qui compromettrait à sa racine l’idée d’une éthique de la croyance ? Ne se retourne-t-elle pas contre la plupart de nos croyances « naturelles » que nous serions bien en peine de justifier ?After a brief reminder of Clifford’s maxim and examples, which provide the basis of his ethics of belief, I focus on his concept of belief. The article examines three levels of objections to Clifford’s thesis, which correspond to as many misunderstandings: (a) some critics have claimed that his thesis involved an unstable mix between consequentialism and universalism: Clifford seems concerned both with the consequences of our beliefs and a universal duty to justify them; (b) others have diagnosed a contradiction between his maxim and the most promising developments in science: In this respect, it does not even seem to allow the theory of evolution, on which doubts remain possible at the time he writes, to stand; and finally (c) a contradiction between the thesis and our practical beliefs: Does not the maxim turn against the notions of good and evil, for which we lack evidence, which would compromise at its root the idea of an ethics of belief? Does it not turn against most of our “natural” beliefs that we would hardly be able to justify?Cairn free access
language Français
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