Éthique de la croyance, scepticisme et pratique. À partir de William Kingdon Clifford
Après un bref rappel de la maxime et des exemples de Clifford, constituant le socle de son éthique de la croyance, nous tentons de rendre à ce dernier le concept de croyance qui est le sien. L’article étudie trois niveaux d’objections à la thèse de Clifford, qui correspondent à autant de contresens...
Tallennettuna:
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| Aineistotyyppi: | Article ou chapitre numérique |
| Kieli: | Français |
| Julkaistu: |
2020
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| Linkit: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Yhteenveto: | Après un bref rappel de la maxime et des exemples de Clifford, constituant le socle de son éthique de la croyance, nous tentons de rendre à ce dernier le concept de croyance qui est le sien. L’article étudie trois niveaux d’objections à la thèse de Clifford, qui correspondent à autant de contresens à son égard : on pourrait y voir (a) un mixte instable entre conséquentialisme et universalisme : Clifford semble à la fois préoccupé par les conséquences de nos croyances et un devoir universel de les justifier ; (b) une contradiction entre sa maxime et les développements les plus prometteurs de la science : à ce compte, elle ne semble pas même laisser subsister la doctrine évolutionniste sur laquelle des doutes restent possibles au moment où il écrit ; et enfin (c) une contradiction avec nos croyances pratiques : la maxime ne se retourne-t-elle pas contre les notions de bien et de mal, pour lesquelles nous manquons d’ evidence, ce qui compromettrait à sa racine l’idée d’une éthique de la croyance ? Ne se retourne-t-elle pas contre la plupart de nos croyances « naturelles » que nous serions bien en peine de justifier ? |
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