Est-il une éthique du soin de la douleur ?
En quoi sommes-nous en responsabilité d’une souffrance existentielle qui, dans son amplitude même, semble excéder la capacité soignante à l’atténuer et à la consoler ? Qu’en est-il de ce qu’on nomme uniformément maltraitance et qui est souvent négligence, maladresse, indifférence et révèle peut-être...
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| Auteur principal: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2019
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | En quoi sommes-nous en responsabilité d’une souffrance existentielle qui, dans son amplitude même, semble excéder la capacité soignante à l’atténuer et à la consoler ? Qu’en est-il de ce qu’on nomme uniformément maltraitance et qui est souvent négligence, maladresse, indifférence et révèle peut-être notre peur face à l’autre ainsi éprouvé dans son humanité, dans sa chair, dans ce qui lui est constitutif ? La cohérence, la rationalité des protocoles et des procédures ne sont-elles pas défiées, là où il convient d’accepter une certaine vulnérabilité partagée, une parenthèse ou un autrement dans l’agir, voire une perte de maîtrise, ces détours obligés pour parvenir à réhabiliter la relation ? Est-il en fait une « éthique du soin de la douleur » qui permettrait d’énoncer quelques repères assurés en termes de juste présence et de bonnes pratiques, d’ériger des principes transposables à des attitudes et à des gestes respectueux de la personne ? Je n’en suis pas certain, tant il s’avère déjà hasardeux de définir, de repérer et de circonscrire ces territoires étranges et obscurs dans la cartographie du soin. |
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