Enjeux éthiques et cliniques des thérapies innovantes : l’exemple de l’allogreffe de cellules souches hématopoïétiques

Développées à partir d’éléments du corps humain, les thérapies innovantes (les thérapies génique et cellulaire, l’ingénierie tissulaire) font appel au don, soumis aux principes du consentement libre et éclairé, de l’anonymat et de la gratuité. Peut-on faire l’économie d’un questionnement éthique qua...

Celý popis

Uloženo v:
Podrobná bibliografie
Hlavní autor: Polomeni, Alice
Médium: Article ou chapitre numérique
Jazyk:Français
Vydáno: 2017
On-line přístup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Popis
Shrnutí:Développées à partir d’éléments du corps humain, les thérapies innovantes (les thérapies génique et cellulaire, l’ingénierie tissulaire) font appel au don, soumis aux principes du consentement libre et éclairé, de l’anonymat et de la gratuité. Peut-on faire l’économie d’un questionnement éthique quant à l’impact de ces innovations thérapeutiques sur la subjectivité des personnes impliquées – les patients, les donneurs, leurs proches, mais aussi les soignants ?Nous chercherons à traiter cette question à partir de l’exemple de l’allo-greffe, et plus spécifiquement du don intrafamilial de cellules souches hématopoïétiques ( csh). Nous interrogeons les conditions de possibilité du « choix de donner » dans le cadre organisationnel au sein duquel se déroulent le recrutement, l’information, le consentement et le prélèvement des csh. Des exemples cliniques illustrent les enjeux éthiques du don intrafamilial et les effets de cet acte sur les sujets et sur les relations intersubjectives au sein de la famille.Notre propos s’éloigne d’une éthique normative, principiste – qu’elle soit conséquentialiste ou déontologique. Nous tentons de cerner les effets du discours social qui dépeint le don intrafamilial de csh comme « anodin » du point de vue médical et « évident » du point de vue moral. Et, en pointant que le don semble là un acquiescement à une demande (ou proposition du corps médical) plutôt qu’une offre émanant du donneur, nous appelons à une éthique du bien-dire.