Manger : un acte éthique et politique
Dans son ouvrage Les nourritures, Philosophie du corps politique (2015), Corine Pelluchon articule phénoménologie, constructivisme politique et, dans une moindre mesure, éthique des vertus en opérant une réactualisation du concept lévinassien de « nourriture » qu’elle définit comme « tout ce dont j...
Guardat en:
| Autors principals: | , |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
2017
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Dans son ouvrage Les nourritures, Philosophie du corps politique (2015), Corine Pelluchon articule phénoménologie, constructivisme politique et, dans une moindre mesure, éthique des vertus en opérant une réactualisation du concept lévinassien de « nourriture » qu’elle définit comme « tout ce dont je vis et qui répond à mes besoins ». S’appuyant sur la corporéité, et tout particulièrement le goût, ce travail philosophique redéfinit l’être et le sujet comme éminemment relationnels, liés aux autres êtres vivants et aux générations à venir. Une telle approche philosophique nous invite à repenser l’État comme structure normative de même que l’engagement de chacun, notamment à travers sa consommation. Ainsi, de l’animalisme au convivialisme en passant par les questions de justice transnationale et de respect de la biosphère, la pensée de Corine Pelluchon balaye de nombreux champs et nous appelle à repenser le politique sous ses nombreuses formes. S’appuyant sur cette diversité de thèmes et de registres, cet entretien questionne les nourritures comme « structures de l’existence ». |
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