La décision du 16 juillet 1971 aux prises avec la diatribe de René de Lacharrière : une opinion toujours « dissidente » ?

Alors que c’est à l’échelon national que s’articulaient en grande partie les politiques d’aide et d’action sociales, l’article de Robert Lafore consacré à l’avènement du « département providence » révèle l’ampleur des changements opérés par la décentralisation amorcée au début des années 1980....

Volledige beschrijving

Bewaard in:
Bibliografische gegevens
Hoofdauteur: Manouguian, Aïda
Formaat: Article ou chapitre numérique
Taal:Français
Gepubliceerd in: 2022
Online toegang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Omschrijving
Samenvatting:Alors que c’est à l’échelon national que s’articulaient en grande partie les politiques d’aide et d’action sociales, l’article de Robert Lafore consacré à l’avènement du « département providence » révèle l’ampleur des changements opérés par la décentralisation amorcée au début des années 1980. Avec le transfert des compétences de l’État, les départements deviennent l’échelon incontournable de mise en œuvre des compétences sociales dans les territoires. Mais cette fonction de « chef de file » se trouve fragilisée par la convergence de plusieurs facteurs : empilement et concurrence des différents échelons, massification des problèmes sociaux, crise du financement et décentralisation inachevée réduisent ses marges de manœuvre et ses capacités d’agir. Dans cet article, nous discutons le diagnostic visionnaire de notre auteur et livrons une analyse des évolutions lourdes qui sont à l’œuvre depuis vingt ans. L’action publique départementale s’est émancipée de sa tutelle, mais ses compétences sont étroitement bornées par le caractère national des allocations individuelles de solidarité, de sorte que la décentralisation se limite à une délégation d’attribution qui n’empêche pas les inégalités de traitement des usagers. L’action sociale demeure largement compartimentée et palliative, en raison d’une grande complexité du paysage institutionnel et d’une organisation inadaptée du financement.