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Alors que c’est à l’échelon national que s’articulaient en grande partie les politiques d’aide et d’action sociales, l’article de Robert Lafore consacré à l’avènement du « département providence » révèle l’ampleur des changements opérés par la décentralisation amorcée au début des années 1980....

Ful tanımlama

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Detaylı Bibliyografya
Yazar: Avenel, Cyprien
Materyal Türü: Article ou chapitre numérique
Dil:Français
Baskı/Yayın Bilgisi: 2026
Online Erişim:Accès Université d'Orléans et IFPM
Diğer Bilgiler
Özet:Alors que c’est à l’échelon national que s’articulaient en grande partie les politiques d’aide et d’action sociales, l’article de Robert Lafore consacré à l’avènement du « département providence » révèle l’ampleur des changements opérés par la décentralisation amorcée au début des années 1980. Avec le transfert des compétences de l’État, les départements deviennent l’échelon incontournable de mise en œuvre des compétences sociales dans les territoires. Mais cette fonction de « chef de file » se trouve fragilisée par la convergence de plusieurs facteurs : empilement et concurrence des différents échelons, massification des problèmes sociaux, crise du financement et décentralisation inachevée réduisent ses marges de manœuvre et ses capacités d’agir. Dans cet article, nous discutons le diagnostic visionnaire de notre auteur et livrons une analyse des évolutions lourdes qui sont à l’œuvre depuis vingt ans. L’action publique départementale s’est émancipée de sa tutelle, mais ses compétences sont étroitement bornées par le caractère national des allocations individuelles de solidarité, de sorte que la décentralisation se limite à une délégation d’attribution qui n’empêche pas les inégalités de traitement des usagers. L’action sociale demeure largement compartimentée et palliative, en raison d’une grande complexité du paysage institutionnel et d’une organisation inadaptée du financement.