Les soins en prison trente ans après la réforme. Un effet en demi-teinte
Trente ans après l’instauration de la loi de 1994 réformant le système de soins pour les personnes détenues, quel bilan en tirer ? Si l’accès au droit a été amélioré, dans une perspective de santé publique, plusieurs difficultés persistent, fruits de tensions entre logique sanitaire et logique...
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| Autor Principal: | |
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| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
2026
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| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Trente ans après l’instauration de la loi de 1994 réformant le système de soins pour les personnes détenues, quel bilan en tirer ? Si l’accès au droit a été amélioré, dans une perspective de santé publique, plusieurs difficultés persistent, fruits de tensions entre logique sanitaire et logique carcérale. L’article met en évidence les limites de la réforme de 1994, notamment la persistance d’inégalités dans l’accès aux soins, les obstacles au déploiement de soins relationnels ou de l’accompagnement de parcours spécifiques liés à la fin de vie ou au vieillissement. Dans l’environnement carcéral, le soin relationnel est compliqué à développer alors qu’il permet d’aiguiller le soin. Aussi, la loi propose la possibilité d’une suspension de peine pour raison médicale quand le pronostic vital est engagé ou quand l’état de santé est incompatible avec les conditions de détention. Même si les critères se sont assouplis ces dernières années, peu de détenus bénéficient de cet aménagement. Ainsi, les enjeux actuels au regard de l’augmentation des pathologies oncologiques et psychiatriques, et du vieillissement de la population carcérale, invitent à passer d’une perspective de santé publique, qui a pour but de réduire les risques, à une éthique du care, pour une approche humaniste en santé.
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