Les mourants en prison

L’article de François Collin sur les études de genre en France a été rédigé, en 1995, à un moment où le terme de gender est discuté, mais également mis à distance par le milieu universitaire des études féministes qui lui préfère celui de rapports sociaux de sexe. Nous nous proposons de revenir...

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Auteur principal: Devoto, José Polo
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2026
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:L’article de François Collin sur les études de genre en France a été rédigé, en 1995, à un moment où le terme de gender est discuté, mais également mis à distance par le milieu universitaire des études féministes qui lui préfère celui de rapports sociaux de sexe. Nous nous proposons de revenir sur les obstacles, identifiés par la philosophe au développement de ces études, que constituent notamment l’accusation de militantisme et l’origine anglo-saxonne et qui peuvent être encore d’actualité. Les études de genre se sont finalement développées au début des années 2000, portées par une nouvelle génération de chercheuses inscrites dans la troisième vague du féminisme et intégrant une pluralité d’approches, dépassant en partie les clivages historiques. Quant à la RFAS, si elle ne s’est pas faite explicitement l’écho de l’évolution des études de genre, elle a néanmoins intégré dans ses thématiques les inégalités entre les femmes et les hommes. Les assignations sexuées ont été questionnées à partir de l’angle du travail pendant les premières décennies de la revue, puis dans les comparaisons internationales sur la protection sociale au début des années 2000 et, enfin, sur les questions de parentalités. Ces différents articles ont pu souligner in fine le gender-blindness des politiques sociales.