L’apport des « gender studies ». La singularité française

En 1979 la RFAS, a publié le travail sociologique d’Agnès Pitrou, qui fut la première à employer en français la notion de « précarité » dans le domaine social. Elle s’inscrit dans le travail d’enquête mené par l’autrice sur les catégories de familles allocataires des caisses d’allocations famil...

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Главный автор: Collin, Françoise
Формат: Article ou chapitre numérique
Язык:Français
Опубликовано: 2026
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spelling cairn-RFAS_262_0167RFASRevue française des affaires sociales https://shs.cairn.info/revue-francaise-des-affaires-sociales-2026-2-page-167?lang=fr https://doi.org/10.3917/rfas.262.0167 L’apport des « gender studies ». La singularité française Collin, Françoise2026 fre Revue française des affaires sociales | Avril-Jui | 2 | 2026-08-27 | p. 167-176 | 0035-2985 RFAS_26249 En 1979 la RFAS, a publié le travail sociologique d’Agnès Pitrou, qui fut la première à employer en français la notion de « précarité » dans le domaine social. Elle s’inscrit dans le travail d’enquête mené par l’autrice sur les catégories de familles allocataires des caisses d’allocations familiales. Agnès Pitrou distingue parmi ces familles une catégorie qui ne relève ni des « cas sociaux », ni les membres d’ATD quart monde, ni de la majorité des fichiers « moyens » mais se distingue par sa vulnérabilité sur le plan budgétaire. Soumises à un ensemble d’événements menaçant l’équilibre du couple et des enfants, les familles identifiées s’efforcent de rester de « bonnes familles » à une époque où les formes de l’aide sociale et de l’assistance sont très peu développées : le RMI sera créé en 1988 et d’autres minima sociaux feront leur apparition plus tard. « L’invention » de la précarité générique par Agnès Pitrou est un jalon historique. Elle sera ensuite accompagnée de l’usage de la notion de « pauvreté-précarité ». Plus tard, dans les années 1980-1990, avec l’explosion du chômage et des emplois précaires, émergera la notion de « précarité de l’emploi ». Le 80e anniversaire de la revue est l’occasion de revenir sur l’histoire de l’usage de cette notion. In 1979, the RFAS published the sociological work of Agnès Pitrou, who was the first to use the concept of ‘precariousness’ (précarité) in French social science. This research formed part of the author’s broader investigation into the categories of families receiving benefits from family allowance funds. Agnès Pitrou identified a category within these families that did not fall under the category of ‘social welfare cases’, nor include members of ATD Fourth World, nor comprise the majority of those classified as ‘average’; rather, it was distinguished by financial vulnerability. Confronted with a series of events that threatened the stability of the couple and their children, the families identified in the study strove to remain ‘good families’ at a time when social welfare and support schemes were in their infancy: the RMI was introduced in 1988, and other minimum income schemes followed later. Agnès Pitrou’s ‘invention’ of generic precariousness marked a historic milestone. This was subsequently accompanied by the use of the concept of ‘poverty and precariousness’. Later, in the 1980s and 1990s, driven by the sharp rise of unemployment and job insecurity, the concept of ‘employment insecurity’ emerged. The journal’s 80th anniversary provides an opportunity to look back at the history of how this concept has been used. Cairn restricted access
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