L’apport des « gender studies ». La singularité française
En 1979 la RFAS, a publié le travail sociologique d’Agnès Pitrou, qui fut la première à employer en français la notion de « précarité » dans le domaine social. Elle s’inscrit dans le travail d’enquête mené par l’autrice sur les catégories de familles allocataires des caisses d’allocations famil...
Guardat en:
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
2026
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | En 1979 la RFAS, a publié le travail sociologique d’Agnès Pitrou, qui fut la première à employer en français la notion de « précarité » dans le domaine social. Elle s’inscrit dans le travail d’enquête mené par l’autrice sur les catégories de familles allocataires des caisses d’allocations familiales. Agnès Pitrou distingue parmi ces familles une catégorie qui ne relève ni des « cas sociaux », ni les membres d’ATD quart monde, ni de la majorité des fichiers « moyens » mais se distingue par sa vulnérabilité sur le plan budgétaire. Soumises à un ensemble d’événements menaçant l’équilibre du couple et des enfants, les familles identifiées s’efforcent de rester de « bonnes familles » à une époque où les formes de l’aide sociale et de l’assistance sont très peu développées : le RMI sera créé en 1988 et d’autres minima sociaux feront leur apparition plus tard. « L’invention » de la précarité générique par Agnès Pitrou est un jalon historique. Elle sera ensuite accompagnée de l’usage de la notion de « pauvreté-précarité ». Plus tard, dans les années 1980-1990, avec l’explosion du chômage et des emplois précaires, émergera la notion de « précarité de l’emploi ». Le 80e anniversaire de la revue est l’occasion de revenir sur l’histoire de l’usage de cette notion.
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