Communs écosociaux et protection sociale territorialisée dans les milieux insulaires à risque
À partir de l’observation de situations marginalisées dans trois contextes caribéens – la ravine Tête de l’Eau (Tèt Dlo) à Pétion-Ville (Haïti), les réseaux de mares dans le quartier de la Démarche (Martinique) et au Gosier (Guadeloupe) – cet article explore la manière dont les habitants, en situati...
Shranjeno v:
| Glavni avtor: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
2026
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| Online dostop: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Izvleček: | À partir de l’observation de situations marginalisées dans trois contextes caribéens – la ravine Tête de l’Eau (Tèt Dlo) à Pétion-Ville (Haïti), les réseaux de mares
dans le quartier de la Démarche (Martinique) et au Gosier (Guadeloupe) – cet article
explore la manière dont les habitants, en situation de précarité urbaine, développent des formes d’adaptation, de soin territorial et d’auto-organisation. Ces
pratiques, bien que dispersées et informelles, permettent d’entrevoir l’émergence
possible de communs écosociaux : des formes collectives situées d’usage, de régulation, de veille et de protection, à partir d’un milieu à risque. Elles s’esquissent
plus précisément comme des communs écosociaux négatifs, formes originelles de
communs nées de la vulnérabilité partagée et de la gestion collective d’un danger.
L’analyse repose sur une approche méthodologique croisant transects, observation hodologique et cartographie habitante, afin de documenter les pratiques
diffuses qui s’installent en marge des dispositifs institutionnels. Ces pratiques dessinent les contours d’un répertoire d’actions susceptibles de nourrir une réflexion
sur la protection sociale territorialisée dans des contextes de vulnérabilité environnementale et de défaillance chronique de l’État. La comparaison avec les terrains
de Guadeloupe et de Martinique permet de replacer cette réflexion dans un cadre
caribéen plus large. |
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