Le genre des États-providence : maternalisme et familialisme en France et au Canada
RésuméLes politiques publiques d’assistance aux mères, adoptées au Canada et en France dans la première moitié du xxe siècle, sont analysées ici à partir de l’étude d’associations de femmes, en particulier le Conseil national des femmes françaises (CNFF) et la Fédération nationale Saint-Jean-Baptis...
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| 第一著者: | |
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| フォーマット: | Article ou chapitre numérique |
| 言語: | Français |
| 出版事項: |
2012
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| オンライン・アクセス: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 要約: | RésuméLes politiques publiques d’assistance aux mères, adoptées au Canada et en France dans la première moitié du xxe siècle, sont analysées ici à partir de l’étude d’associations de femmes, en particulier le Conseil national des femmes françaises (CNFF) et la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste (FNSJB) qui ont porté cette revendication. L’action des minorités religieuses, protestantes et juives, au sein du CNFF, et aux côtés de l’État républicain amorce la sécularisation des politiques d’aide aux mères en France durant la IIIe République. Suivant l’exemple des autres provinces canadiennes, qui se sont dotées de lois sur les pensions aux mères, l’action de la FNSJB en faveur d’une loi protégeant les mères et leurs enfants permet à l’État d’intervenir dans la sphère familiale qui relevait exclusivement du contrôle de l’Église catholique au Québec. L’analyse comparée permet de mieux identifier l’intégration du genre dans la formulation des premières politiques sociales et de cerner le paradoxe de la relation des femmes à l’État. Des stratégies maternalistes des années 1930 aux refus contemporains de l’assignation du care au genre féminin, cet article vise à susciter la réflexion sur l’ouverture d’un espace mixte, dans lequel tant les femmes que les hommes peuvent exercer les différentes fonctions de maternage et de care. |
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