[Témoignage]. L'interruption volontaire de grossesse en Europe

RésuméLes jeunes filles mineures ne sont pas toutes exposées de la même façon à l’IVG : les résultats de l’enquête réalisée par la DREES en 2007 soulignent que cet événement concerne davantage celles qui ont quitté précocement le système scolaire ou le domicile parental. Les mineures se déclarent pl...

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Hovedforfatter: Hassoun, Danielle
Format: Article ou chapitre numérique
Sprog:Français
Udgivet: 2011
Online adgang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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spelling cairn-RFAS_111_0213RFASRevue française des affaires sociales https://shs.cairn.info/revue-francaise-des-affaires-sociales-2011-1-page-213?lang=fr https://doi.org/10.3917/rfas.111.0213 [Témoignage]. L'interruption volontaire de grossesse en Europe Hassoun, Danielle2011 fre Revue française des affaires sociales | - | 1 | 2011-06-22 | p. 213-221 | 0035-2985 RFAS_11190 RésuméLes jeunes filles mineures ne sont pas toutes exposées de la même façon à l’IVG : les résultats de l’enquête réalisée par la DREES en 2007 soulignent que cet événement concerne davantage celles qui ont quitté précocement le système scolaire ou le domicile parental. Les mineures se déclarent plutôt bien informées sur les lieux auxquels s’adresser et leur prise en charge est assez rapide. En revanche, la prévention paraît insuffisante au regard de la progression du nombre d’IVG chez les mineures, de 11000 en 1997 à près de 15000 dix ans plus tard. La couverture contraceptive présente des défaillances chez les enquêtées mineures : 30 % déclarent qu’elles ne se protègent pas et 55 % qu’elles utilisent une méthode contraceptive non médicale, essentiellement le préservatif qu’elles désignent souvent comme étant à l’origine de leur grossesse non désirée en raison d’une mauvaise utilisation. En outre, seules 15 % déclarent avoir eu recours à la contraception d’urgence : la majorité de celles qui n’ont pas pris la pilule du lendemain pensait qu’elles ne pouvaient pas risquer d’être enceintes ou n’y avaient pas pensé, un constat qui rejoint les résultats du Baromètre santé sur la méconnaissance que les jeunes ont de la contraception d’urgence.Teenagers and induced abortion : satisfactory support and care but inadequate preventionTeenagers are not uniformly exposed to abortion : an analysis of the data provided by a 2007 DREES survey on abortion, targeting girls under 18, underlines that this event concerns mostly those who have exited the educational system or their parental home at an early age. Teenagers are rather well-informed of the sites they need to contact (family planning clinics, mother and child care centres), and their requests are quite rapidly processed : 11 days between the first interview and the abortion. While reception and care thus appear satisfactory, the increasing number of teenage induced abortions is preoccupying : from 11,000 in 1997 up to 15,000 ten years later. Contraceptive coverage is a failure among young girls under 18 who had an abortion : 30 % say they do not use contraception and 55 % resort to a non medical method, usually a condom that barely protects them : 30 % of them indicate that this practice was at the origin of their unwanted pregnancy owing to improper use. Moreover, only 15 % of interviewed teenagers declare to have resorted to emergency contraception. The majority of those who did not take the morning-after pill considered they could not be pregnant or did not think of it – a result that confirms those published by the French Health Barometer concerning the widespread ignorance of young persons in terms of emergency contraception.Cairn free access
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