[Témoignage]. L'interruption volontaire de grossesse en Europe

RésuméLes jeunes filles mineures ne sont pas toutes exposées de la même façon à l’IVG : les résultats de l’enquête réalisée par la DREES en 2007 soulignent que cet événement concerne davantage celles qui ont quitté précocement le système scolaire ou le domicile parental. Les mineures se déclarent pl...

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Auteur principal: Hassoun, Danielle
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2011
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:RésuméLes jeunes filles mineures ne sont pas toutes exposées de la même façon à l’IVG : les résultats de l’enquête réalisée par la DREES en 2007 soulignent que cet événement concerne davantage celles qui ont quitté précocement le système scolaire ou le domicile parental. Les mineures se déclarent plutôt bien informées sur les lieux auxquels s’adresser et leur prise en charge est assez rapide. En revanche, la prévention paraît insuffisante au regard de la progression du nombre d’IVG chez les mineures, de 11000 en 1997 à près de 15000 dix ans plus tard. La couverture contraceptive présente des défaillances chez les enquêtées mineures : 30 % déclarent qu’elles ne se protègent pas et 55 % qu’elles utilisent une méthode contraceptive non médicale, essentiellement le préservatif qu’elles désignent souvent comme étant à l’origine de leur grossesse non désirée en raison d’une mauvaise utilisation. En outre, seules 15 % déclarent avoir eu recours à la contraception d’urgence : la majorité de celles qui n’ont pas pris la pilule du lendemain pensait qu’elles ne pouvaient pas risquer d’être enceintes ou n’y avaient pas pensé, un constat qui rejoint les résultats du Baromètre santé sur la méconnaissance que les jeunes ont de la contraception d’urgence.