[Entretien]. Un regard de philosophe sur le statut de l'embryon et de l'interruption volontaire de grossesse
RésuméL’avortement est un droit acquis depuis 1975 en France et très largement accepté par l’opinion publique, mais la légitimité d’y recourir reste souvent problématique. Pour éclairer le caractère paradoxal du statut de l’avortement, cet article se propose d’analyser le sens social que revêt aujou...
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| Autor principal: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
2011
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | RésuméL’avortement est un droit acquis depuis 1975 en France et très largement accepté par l’opinion publique, mais la légitimité d’y recourir reste souvent problématique. Pour éclairer le caractère paradoxal du statut de l’avortement, cet article se propose d’analyser le sens social que revêt aujourd’hui cette pratique en mettant en perspective les conditions socio-historiques de son institutionnalisation et les normes sociales en matière de régulation des naissances qui découlent du dispositif juridique et médical prévu par la loi.L’apparente liberté accordée aux femmes s’inscrit dans le cadre d’un contrôle par le corps médical qui s’exprime à travers des prescriptions normatives d’ordre extrasanitaire qui permettent le respect de l’esprit de la loi. Ces prescriptions normatives en matière de sexualité, de contraception et de procréation placent les femmes face à des injonctions contradictoires qui construisent le rapport problématique que nombre d’entre elles entretiennent aujourd’hui avec l’avortement. |
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