L'interruption volontaire de grossesse en 2011. Réflexions sur un acte médical aux implications controversées
RésuméFace à l’enjeu majeur de santé publique représenté par le nombre important d’IVG pratiquées chaque année, la législation française a opté pour une approche résolument sanitaire afin de favoriser l’intégration de l’interruption volontaire de grossesse dans une offre de soins normalisée. Ce qui...
Guardat en:
| Autor principal: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
2011
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | RésuméFace à l’enjeu majeur de santé publique représenté par le nombre important d’IVG pratiquées chaque année, la législation française a opté pour une approche résolument sanitaire afin de favoriser l’intégration de l’interruption volontaire de grossesse dans une offre de soins normalisée. Ce qui s’est traduit par une modification substantielle de la philosophie des dispositions légales applicables. En quelques années, l’interruption volontaire de grossesse a perdu son caractère d’acte moralement et pénalement répréhensible pour devenir une liberté physique, reconnue et protégée. Les interrogations éthiques soulevées par la pratique de l’IVG se sont trouvées ravalées au second plan afin d’asseoir la légitimité d’un acte aux implications controversées. Mais de fait, à mesure qu’émergeait la liberté de la femme, disparaissait toute protection pénale de la vie de l’enfant à naître ; la reconnaissance de l’une semblant indissociablement liée à la négation de la valeur de l’autre. L’impasse dans laquelle notre droit se trouve sur certaines questions touchant à l’embryon, dont la question de l’homicide involontaire du fœtus, démontre, selon nous, les limites d’une approche qui consisterait à nier les implications éthiques des dispositions relatives à l’interruption volontaire de grossesse. |
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