La reconnaissance des maladies professionnelles

RésuméL’article vise à présenter les principales étapes qui ont conduit, en Italie, à l’affirmation d’une conception moderne de la prévention dans le domaine du travail, de la santé et de la sécurité des ouvriers. Après le pionnier Bernardino Ramazzini, cette question tombe dans l’oubli, jusqu’au dé...

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Dades bibliogràfiques
Autor principal: Ménal, Daniel
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: 2008
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripció
Sumari:RésuméL’article vise à présenter les principales étapes qui ont conduit, en Italie, à l’affirmation d’une conception moderne de la prévention dans le domaine du travail, de la santé et de la sécurité des ouvriers. Après le pionnier Bernardino Ramazzini, cette question tombe dans l’oubli, jusqu’au début du XXe siècle où apparaissent les premiers exemples d’une interaction positive (tout en étant d’une mise en œuvre difficile et limitée) entre une discipline scientifique en cours d’institutionnalisation et les dynamiques sociales. Parallèlement, face à une culture d’entreprise d’inspiration paternaliste longtemps dominante, qui a une attitude négative face à ces questions, des luttes ouvrières apparaissent avec une alternance de pics de tensions et de périodes d’inertie, pendant le fascisme notamment. Quant à l’État, il joue un rôle marginal de médiation administrative, sans stratégie sociale ni épidémiologique, jusque dans les années 1970. La vague des luttes ouvrières d’après 1968-1969 est l’occasion de l’expérimentation la plus originale et la plus importante d’une possible participation des travailleurs à l’élaboration de mesures de prévention. Pour la première fois, le cœur du conflit est l’entreprise, dont l’organisation du travail est contestée directement par les conseils d’usine et les ouvriers, lesquels refusent toute délégation aux spécialistes de la santé (mais pas leur collaboration) en matière de sécurité et de protection du milieu de travail. C’est à l’issue de cette période qu’est créé le Service national de santé italien (SSN).