La dépression co-morbide favorise-t-elle certains comportements à risque chez les personnes ayant des problèmes de poids?

RésuméL’objectif de cet article est de vérifier si la présence d’une dépression chezdes personnes ayant des problèmes de poids est associée à une modification de certains comportements à risque. L’étude est réalisée à partir de l’Enquête décennale Santé 2002-2003 chez les personnes âgées de 18 ans e...

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Bibliographische Detailangaben
Hauptverfasser: Verger, Pierre, Dizière, Sophie, Bocquier, Aurélie, Ventelou, Bruno
Format: Article ou chapitre numérique
Sprache:Français
Veröffentlicht: 2008
Online Zugang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Zusammenfassung:RésuméL’objectif de cet article est de vérifier si la présence d’une dépression chezdes personnes ayant des problèmes de poids est associée à une modification de certains comportements à risque. L’étude est réalisée à partir de l’Enquête décennale Santé 2002-2003 chez les personnes âgées de 18 ans et plus. La dépression est approchée par l’échelle « Center of Epidemiologic Studies Scale » et par les épisodes déclarés par les individus. Des analyses sont réalisées sur différents sous-échantillons définis selon l’indice de masse corporelle: personnes en surpoids, ou ayant une obésité ou de poids normal. Les variables dépendantes étudiées sont l’usage quotidien de tabac, une faible activité physique et des comportements alimentaires s’écartant des recommandations nationales. Des régressions multiples, logistiques ou polytomiques non ordonnées, sont utilisées afin d’étudier l’association entre dépression co-morbide et ces comportements, en ajustant sur différents facteurs de confusion potentiels. Les résultats suggèrent que la dépression probable est associée, chez les personnes ayant des problèmes de poids, à une aggravation de comportements à risque en termes hygiéno-diététiques vis-à-vis de la santé, sachant que ceci est aussi observé chez les personnes de poids normal. Le caractère transversal de l’enquête ne permet pas, néanmoins, de déterminer avec certitude la direction des liens observés, ce d’autant que les données de la littérature sont relativement équivoques sur cette question.