Les identités nationales à l'épreuve de la décolonisation et de la migration
RésuméCet article explore la question des rapports entre identités administratives et identités perçues. Il s’agit d’étudier la façon dont les catégories administratives parviennent concrètement à s’imposer aux individus et à influencer la perception de leur identité. Analysé par le biais des archiv...
Guardat en:
| Autor principal: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
2007
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | RésuméCet article explore la question des rapports entre identités administratives et identités perçues. Il s’agit d’étudier la façon dont les catégories administratives parviennent concrètement à s’imposer aux individus et à influencer la perception de leur identité. Analysé par le biais des archives des administrations centrales et de récits de vie, le cas des migrants en provenance de la Tunisie postcoloniale est emblématique des difficultés éprouvées par les individus pour faire coïncider la perception de leur identité personnelle avec la façon dont l’administration définit, de façon collective, les catégories de population auxquelles les individus sont rattachés. La décolonisation de la Tunisie est en effet l’occasion d’une redéfinition de la hiérarchie des populations qui prévalait à l’époque coloniale ; moment de confrontation entre plusieurs ordres normatifs, elle oblige les originaires de Tunisie à adapter la perception qu’ils ont d’euxmêmes aux nouvelles catégories administratives, fondées désormais sur un critère exclusif de nationalité. Le processus d’intériorisation de ces normes aboutit à une conscience de soi plus ou moins heureuse, selon l’histoire personnelle de l’individu et selon la façon dont il conçoit sa position dans la hiérarchie sociale, en particulier dans la hiérarchie dessinée à l’époque coloniale. |
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