Quelle théorie pour l'État social ? Apports et limites de la référence assurantielle
Résumé La référence aux catégories du risque et de l’ assurance est-elle susceptible de fonder une théorie de l’État social, a fortiori si on retient une acception large de celui-ci en intégrant les « quatre piliers » que forment la protection sociale, le droit du travail, les services publics...
Kaydedildi:
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| Materyal Türü: | Article ou chapitre numérique |
| Dil: | Français |
| Baskı/Yayın Bilgisi: |
2007
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| Online Erişim: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Özet: | Résumé
La référence aux catégories du risque et de l’ assurance est-elle susceptible de fonder une théorie de l’État social, a fortiori si on retient une acception large de celui-ci en intégrant les « quatre piliers » que forment la protection sociale, le droit du travail, les services publics et les politiques macroéconomiques de soutien à l’activité ? L’article soutient que si les catégories du risque et de l’assurance sont précieuses pour rendre compte de la genèse de l’État social, elles doivent être dépassées si l’on entend lire ses ressorts les plus profonds, son fondement analytique. Deux types de critiques sont adressés à la mobilisation de ces catégories : en rabattant l’État social sur l’ accidentologie, elle ne permet pas de saisir que sa vocation excède la protection contre les risques ; elles tendent à réifier l’État social en gommant ce qui, dans son intervention, relève d’une construction proprement politique. On s’écarte donc sensiblement de la thèse présentée par F. Ewald (1986) dans L’État providence. Sans se limiter à ce volet, c’est une discussion systématique de cet ouvrage, vingt ans après sa publication, qui est engagée. L’État social est irréductible au risque et à l’assurance, souligne-t-on. En ayant le souci d’une certaine dialectique, on étudie comment il s’articule néanmoins à ces catégories. |
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