Financement solidaire et gouvernance concurrentielle
RésuméEn Allemagne, la fourniture des soins est assurée grâce à la coopération (régulée par la puissance publique) d’une multitude de caisses d’assurance maladie à but non lucratif et de divers offreurs, avec lesquels les caisses entretiennent des relations contractuelles. Le système allemand, d’ins...
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| Autor principal: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
2006
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | RésuméEn Allemagne, la fourniture des soins est assurée grâce à la coopération (régulée par la puissance publique) d’une multitude de caisses d’assurance maladie à but non lucratif et de divers offreurs, avec lesquels les caisses entretiennent des relations contractuelles. Le système allemand, d’inspiration bismarckienne, est financé selon le principe de la répartition par des cotisations sociales payées par les employeurs et les salariés – ce mode d’organisation institutionnelle a toutefois récemment été mis en question. Par ailleurs, l’organisation administrative du système de santé allemand se caractérise par l’introduction (récente) de la gouvernance concurrentielle. Cet article examine l’évolution du financement de la santé et des structures de gouvernance. Il avance que le système de financement a changé de manière parcellaire, tandis que les structures de gouvernance ont subi une transformation plus radicale. Le débat actuel sur la réforme de santé confirme cette tendance : malgré d’ambitieuses propositions de réforme du mode de financement de la santé, le système traditionnel tend à perdurer, tandis que les structures de gouvernance évoluent, intrinsèquement, vers un accroissement de la concurrence entre les différents organismes d’assurance. Le système de santé suit donc une évolution contradictoire, faite de stabilité institutionnelle et d’un début de libéralisation – qui s’accompagne d’un processus rampant de différenciation de l’offre de soins et, probablement, d’une aggravation des inégalités sociales. |
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