La mise en œuvre des réformes des systèmes de santé bismarckiens : des capacités inégales

RésuméLa mise en œuvre est souvent négligée dans les analyses comparatives de la régulation des dépenses de santé. La prise en compte de cette dimension réintroduit la diversité nationale des trajectoires de réformes, alors que les approches centrées sur les modèles institutionnels et les données fi...

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Detaylı Bibliyografya
Asıl Yazarlar: Catrice-Lorey, Antoinette, Steffen, Monika
Materyal Türü: Article ou chapitre numérique
Dil:Français
Baskı/Yayın Bilgisi: 2006
Online Erişim:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Özet:RésuméLa mise en œuvre est souvent négligée dans les analyses comparatives de la régulation des dépenses de santé. La prise en compte de cette dimension réintroduit la diversité nationale des trajectoires de réformes, alors que les approches centrées sur les modèles institutionnels et les données financières en estompent les différences, mettant l’accent sur les transferts internationaux d’idées et les contraintes économiques communes. La comparaison présentée ici, de la mise en œuvre de la régulation des dépenses de santé dans les pays d’inspiration bismarckienne (Allemagne, France, Pays-Bas, Espagne), montre une capacité inégale à réaliser le changement, variant en fonction du système d’acteurs et notamment des rapports entre l’État et l’assurance maladie. L’analyse s’attache également aux réformes de structures, visant à modifier l’architecture d’origine au profit de nouveaux opérateurs, qui diffèrent des réformes de gestion, cherchant à s’affranchir d’une administration opaque et à promouvoir une approche médico-économique liant rigueur managériale et qualité médicale. Enfin, trois niveaux sont distingués dans la conduite des réformes requérant, chacun, des conditions spécifiques de mise en œuvre : le niveau de l’arbitrage politique entre l’économique et le social, celui du retrait de l’État au profit d’une régionalisation ou d’une privatisation de la gestion des systèmes, celui enfin de l’introduction de nouveaux schémas de management médico-économique.