Surintendante d'usines-conseiller du travail et conseiller en économie sociale familiale : deux dynamiques professionnelles divergentes

RésuméPourquoi un groupe professionnel se développe-t-il quand un autre végète ? C’est à cette question que cherche à répondre cet article en s’appuyant sur l’étude de deux métiers du social. Le premier compte parmi les plus anciens, puisque l’École des surintendantes d’usines a été créée à la fin d...

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Glavni autor: Aballéa, François
Format: Article ou chapitre numérique
Jezik:Français
Izdano: 2004
Online pristup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Sažetak:RésuméPourquoi un groupe professionnel se développe-t-il quand un autre végète ? C’est à cette question que cherche à répondre cet article en s’appuyant sur l’étude de deux métiers du social. Le premier compte parmi les plus anciens, puisque l’École des surintendantes d’usines a été créée à la fin de la première guerre mondiale. Le second n’a vu son titre, le diplôme de conseiller en économie sociale familiale, reconnu qu’en 1973. Pourtant malgré la renommée de leur école, l’excellence de leur formation et même dans certains cas, un monopole légal d’exercice, les surintendantes ne réussiront guère à s’imposer. Elles sont aujourd’hui très minoritaires au sein des services sociaux du travail des grandes entreprises peuplés d’assistantes sociales. Les conseillers en économie sociale familiale, au contraire, constituent une des branches les plus dynamiques des métiers composant le champ du travail social, celles dont les effectifs en formation croissent le plus vite. Elles ont réussi la métamorphose de l’enseignement ménager quand les surintendantes ont été confinées dans le social familial et se sont trouvées quelque peu marginalisées par rapport à la gestion des ressources humaines et les questions d’organisation. Parmi les différentes hypothèses examinées pour rendre compte de ces destins divergents, l’auteur retient notamment la capacité des groupes professionnels à se doter ou non d’une structure de représentation et de promotion des intérêts moraux de la profession, qui ne soit ni notabiliaire ni étroitement corporatiste, susceptible de nouer des alliances.