L'ingérence profane dans la décision médicale : le malade, la famille et l'éthique

Résumé L’émergence de la clinique a conduit au nom de l’objectivité et pour le bien même du malade à séparer le monde médical du monde profane. Mais l’évolution de la médecine et les mouvements sociaux extérieurs ont progressivement restitué au malade son statut de sujet. Notre propos ici est de...

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Detalhes bibliográficos
Autor principal: Orfàli, Kristina
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: 2002
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrição
Resumo:Résumé L’émergence de la clinique a conduit au nom de l’objectivité et pour le bien même du malade à séparer le monde médical du monde profane. Mais l’évolution de la médecine et les mouvements sociaux extérieurs ont progressivement restitué au malade son statut de sujet. Notre propos ici est de rendre compte de cette institutionnalisation progressive de l’ingérence profane, non seulement dans la sphère médicale (amplement étudiée dans la littérature sociologique) mais (aux États-Unis en tout cas) au sein de la décision médicale elle-même, par la reconnaissance légale de l’autonomie du malade dans un premier temps, puis par celle d’une légitimité de la famille à intervenir, et finalement par le recours au social par le biais de l’éthique clinique. En ce sens cette évolution se différencie du débat éthique en France et surtout des pratiques réelles, focalisées sur un modèle plus médicalisé de gestion de l’incertain. Aux États-Unis, ces transformations conduisent en effet à des modes de régulation permettant d’introduire au sein même de l’activité clinique non seulement le malade sujet avec ses préférences, mais aussi, par le recours à l’éthique clinique, le corps social dans son ensemble.