Les paradoxes de la « privatisation » : épargne individuelle et réforme des retraites aux États-Unis

RésuméLe débat sur la réforme des retraites divise aujourd’hui les sociétés industrialisées. Aux États-Unis, l’idée de « privatisation » des retraites est au centre de ce débat. Mais « privatisation » est ici synonyme de passage à l’épargne individuelle obligatoire, qui n’entraînerait pas un retrait...

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Glavni avtor: Béland, Daniel
Format: Article ou chapitre numérique
Jezik:Français
Izdano: 2002
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spelling cairn-RFAS_021_0091RFASRevue française des affaires sociales https://shs.cairn.info/revue-francaise-des-affaires-sociales-2002-1-page-91?lang=fr https://doi.org/10.3917/rfas.021.0091 Les paradoxes de la « privatisation » : épargne individuelle et réforme des retraites aux États-Unis Béland, Daniel2002 fre Revue française des affaires sociales | - | 1 | 2002-03-01 | p. 91-108 | 0035-2985 RFAS_02122 RésuméLe débat sur la réforme des retraites divise aujourd’hui les sociétés industrialisées. Aux États-Unis, l’idée de « privatisation » des retraites est au centre de ce débat. Mais « privatisation » est ici synonyme de passage à l’épargne individuelle obligatoire, qui n’entraînerait pas un retrait massif de l’État. Ce débat illustre la place centrale qu’occupe le thème de l’épargne individuelle dans la société américaine. Pour comprendre ce phénomène, il convient d’analyser le parcours historique du régime de base fédéral, longtemps présenté à la population comme un système de prévoyance individuelle encadré par l’État. Ancré dans une tradition individualiste, le discours mobilisé par les hauts responsables fédéraux pour justifier ce programme ne tient toutefois plus la route depuis les années quatre-vingt. Dénoncé par les adversaires de la répartition, il tend à s’effacer devant l’idéologie financière qui s’impose durant les années quatre-vingt-dix. À la suite des attentats terroristes du 11 septembre 2001, les partisans de la « privatisation » semblent toutefois perdre du terrain. En raison notamment des craintes démographiques et de la détermination des adversaires de la répartition, l’avenir du régime de base fédéral demeure toutefois bien incertain.The debate about reform of retirement pension systems today divides the industrialised countries, and in the United States the idea of “privatisation” of pension systems is at the centre of this debate. However, “privatisation” is here synonymous with a passage to obligatory individual saving, which would not involve a major withdrawal by the State. This debate illustrates the central place occupied by the idea of individual saving in US society. To understand this phenomenon one must analyse the historical track-record of the basic federal system, for a long time presented to the population as a system of individual precaution backed up by the State. Anchored in an individualistic tradition, the debate mobilised by the higher federal authorities to justify this programme has however no longer held good since the 1980’s. Denounced by the adversaries of shared contributions, it came to be eroded by the financial ideology imposed in the 1990’s. Following the terrorist attacks of September 11, 2001, the partisans of “privatisation” seem however to have lost ground, notably due to demographic fears and to the determination of the adversaries of shared contributions. and the future for the basic federal regime still remains very uncertain.Cairn free access
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