Les paradoxes de la « privatisation » : épargne individuelle et réforme des retraites aux États-Unis
RésuméLe débat sur la réforme des retraites divise aujourd’hui les sociétés industrialisées. Aux États-Unis, l’idée de « privatisation » des retraites est au centre de ce débat. Mais « privatisation » est ici synonyme de passage à l’épargne individuelle obligatoire, qui n’entraînerait pas un retrait...
Salvato in:
| Autore principale: | |
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| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
2002
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| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | RésuméLe débat sur la réforme des retraites divise aujourd’hui les sociétés industrialisées. Aux États-Unis, l’idée de « privatisation » des retraites est au centre de ce débat. Mais « privatisation » est ici synonyme de passage à l’épargne individuelle obligatoire, qui n’entraînerait pas un retrait massif de l’État. Ce débat illustre la place centrale qu’occupe le thème de l’épargne individuelle dans la société américaine. Pour comprendre ce phénomène, il convient d’analyser le parcours historique du régime de base fédéral, longtemps présenté à la population comme un système de prévoyance individuelle encadré par l’État. Ancré dans une tradition individualiste, le discours mobilisé par les hauts responsables fédéraux pour justifier ce programme ne tient toutefois plus la route depuis les années quatre-vingt. Dénoncé par les adversaires de la répartition, il tend à s’effacer devant l’idéologie financière qui s’impose durant les années quatre-vingt-dix. À la suite des attentats terroristes du 11 septembre 2001, les partisans de la « privatisation » semblent toutefois perdre du terrain. En raison notamment des craintes démographiques et de la détermination des adversaires de la répartition, l’avenir du régime de base fédéral demeure toutefois bien incertain. |
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