La distribution du Fonds d'urgence sociale : un exemple de gestion décentralisée de l'aide sociale

Résumé800 000 individus ont sollicité l’aide du Fonds d’urgence sociale (FUS) entre mi-janvier et mi-juin 1998. Ils étaient plus souvent des personnes sans conjoint (60 %), âgées de 30 à 50 ans, sans emploi et vivant du RMI3 ou d’une indemnité chômage dans un logement autonome, mais endettées. 72 %...

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Auteur principal: Zoyem, Jean-Paul
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2001
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:Résumé800 000 individus ont sollicité l’aide du Fonds d’urgence sociale (FUS) entre mi-janvier et mi-juin 1998. Ils étaient plus souvent des personnes sans conjoint (60 %), âgées de 30 à 50 ans, sans emploi et vivant du RMI3 ou d’une indemnité chômage dans un logement autonome, mais endettées. 72 % des demandeurs ont obtenu une aide financière d’un montant moyen de 1 600 francs, avec parfois une réorientation vers un autre fonds social. Une analyse statistique a permis de mettre en évidence la correspondance entre départements économiquement précaires (fort taux de chômage et de RMI) et ceux présentant une part élevée de demandeurs du FUS. Les disparités entre départements, en terme de prise en compte des situations individuelles, sont fortes : si les bénéficiaires du RMI ont été dans l’ensemble traités plus favorablement, la préférence relative entre les demandeurs ne déclarant aucune source de revenu et ceux dont le ménage disposait d’un salaire a été très variable entre les départements. Une couverture insuffisante, par le système de protection sociale, des enfants et des jeunes de moins de 25 ans contre la pauvreté a également été mise en évidence.