Quand visions de l’État et de l’environnement se croisent, le ministère de l’impossible devient celui du possible
La variation des noms du ministère chargé de l’écologie permet de saisir la difficile institutionnalisation de cette thématique. Elle traduit le positionnement ambigu des élites dirigeantes face à l’environnement et de leurs hésitations dans la construction d’un appareil d’État dédié à la prise en c...
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| Auteurs principaux: | , , , |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2021
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | La variation des noms du ministère chargé de l’écologie permet de saisir la difficile institutionnalisation de cette thématique. Elle traduit le positionnement ambigu des élites dirigeantes face à l’environnement et de leurs hésitations dans la construction d’un appareil d’État dédié à la prise en charge de cet enjeu. L’article tente de montrer que la construction institutionnelle de l’environnement, loin de constituer un élément perturbateur, contribue à la poursuite d’une politique de croissance et de développement. Il est alors subordonné à une politique cornucopianiste (représentation prométhéenne de l’action politique, technologique et croissantiste). Doté d’une autonomie décisionnelle réduite, ce ministère devient le supplétif des autres politiques jugées prioritaires (aménagement, production industrielle et agricole…). Désormais, sous couvert de développement durable puis de transition écologique, il s’agit de poursuivre le développement d’une croissance verte, qui contribue à reléguer l’urgence écologique. |
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