Les configurations du travail politique régional : des modèles à l’épreuve des incertitudes

RésuméLe travail politique présente la particularité d’être à la fois fortement institutionnalisé et flou, rythmé par des conflits et des négociations incessantes. Dans le cas des régions, suite à l’augmentation des responsabilités aux périmètres changeants, ce travail s’est technicisé dans ses nomb...

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Detalles Bibliográficos
Auteurs principaux: Gardon, Sébastien, Verdier, Éric
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado: 2015
Sujets:
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Résumé:RésuméLe travail politique présente la particularité d’être à la fois fortement institutionnalisé et flou, rythmé par des conflits et des négociations incessantes. Dans le cas des régions, suite à l’augmentation des responsabilités aux périmètres changeants, ce travail s’est technicisé dans ses nombreux domaines d’intervention, sur fond d’affirmation du pouvoir des présidences à la tête de conseils régionaux. Cet article s’appuie sur l’identification de deux modèles de présidentialisme : l’un « tempéré », l’autre « ombrageux ». La répartition des pouvoirs de décision entre le cabinet et la direction générale des services est la caractéristique qui distingue le mieux entre les deux modèles. Ces deux configurations polaires ont été mises à l’épreuve par les incertitudes croissantes qui, depuis 2010, ont pesé sur l’action publique et l’institution régionales. Il s’agit de comprendre comment, entre apprentissages organisationnels et épreuves politiques, se redéfinissent les relations entre directions générales, cabinet et membres élus de l’exécutif. Dans les deux cas, ces incertitudes se traduisent par une montée en puissance du cabinet présidentiel, symptôme d’une politisation accrue de l’action publique régionale. Il s’avère que le modèle de présidentialisme le plus autoritaire s’adapte plus facilement à cette nouvelle donne.