Le christianisme et les animaux
Le christianisme a beaucoup pensé l’animal pour situer l’homme dans la création et pour penser celle-ci. Cela a été fait en s’appuyant sur la Bible, notamment sur l’Ancien Testament, mais dont le contenu souvent incertain, elliptique à propos des animaux, a incité les théologiens à s’aider des philo...
Enregistré dans:
| Hovedforfatter: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
2020
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| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Le christianisme a beaucoup pensé l’animal pour situer l’homme dans la création et pour penser celle-ci. Cela a été fait en s’appuyant sur la Bible, notamment sur l’Ancien Testament, mais dont le contenu souvent incertain, elliptique à propos des animaux, a incité les théologiens à s’aider des philosophies grecques pour l’interpréter, ce qui a peu à peu imposé la conviction évidente, « naturelle », d’origine divine d’une infériorité de l’animal, considéré comme une créature matérielle, mortelle, sans avenir dans l’au-delà, vouée à servir matériellement les hommes, voire à les aider spirituellement en les aidant à penser à Dieu. Ce n’est qu’à partir des xviiie- xixe siècles qu’une minorité de clercs, de pasteurs et de fidèles, surtout des protestants mais aussi des catholiques en moindre nombre et plus tardivement, a entamé une revalorisation chrétienne de l’animal, en reconsidérant aussi bien sa nature, son avenir que son rôle à côté de l’homme, déconstruisant ainsi une conception historiquement construite, en rien consubstantielle au christianisme. Une tendance récemment encouragée par le pape François avec l’encyclique Loué sois-tu. |
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