Pour une éthique cosmothéandrique des vertus dans le contexte de la crise écologique

« La Terre est malade », affirment aujourd’hui beaucoup de savants, fruit d’une vision du monde qui met par-dessus tout l’être humain, certains êtres humains, au détriment de la Vie comme un tout. Cette maladie n’est qu’un symptôme d’une autre crise plus grave, celle de l’être humain. La « crise é...

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Auteur principal: Valverde Campos, Juan Carlos
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2016
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:« La Terre est malade », affirment aujourd’hui beaucoup de savants, fruit d’une vision du monde qui met par-dessus tout l’être humain, certains êtres humains, au détriment de la Vie comme un tout. Cette maladie n’est qu’un symptôme d’une autre crise plus grave, celle de l’être humain. La « crise écologique » pointe vers une « crise anthropologique » aussi tragique. Une société, avec le sens de la vie que les hommes se sont donné, est en crise. À la lumière de l’intuition cosmothéandrique de R. Panikkar, un renouveau semble s’imposer. Précisons que le vocable cosmothéandrique est composé de trois mots, à savoir, « cosmos », « théos » et « andros » désignant chacun un élément de la réalité en constante et inséparable relation. Tout comme dans La Trinité Divine, le Père, le Fils et le Saint Esprit sont en relation constitutive, R. Panikkar pense que la réalité qu’il appelle Radicale ou « Trinité Radicale » est aussi faite de relations constitutives entre le cosmos, Dieu et l’homme de telle manière que l’un ne peut pas exister sans les autres. Concernant la crise écologique, la théologie doit aussi s’interpeller : il faudrait donc remettre la théologie en chantier. Tout particulièrement l’éthique théologique. Il faudrait sans doute reprendre la notion de communauté et élargir ses frontières de façon à ce qu’on tienne compte aussi de la terre tout entière. Car tous ont le droit d’exister, indépendamment du bénéfice de l’être humain. Nous proposons, dans cet essai, de reprendre, à nouveaux frais, l’éthique des vertus dans le contexte de la proposition du philosophe et théologien espagnol, R. Panikkar, une éthique que nous appelons écosophique.