Dette, gratitude et libération

L’auteur reconstruit le débat sur la reconnaissance à partir des travaux de Honneth, Ricœur et Hénaff. Après avoir souligné l’actualité sociale de cette thématique, il s’interroge sur sa genèse, puis s’efforce de saisir la dimension de transcendance sans laquelle la reconnaissance risquerait de tour...

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Bibliographic Details
Main Author: Müller, Denis
Format: Article ou chapitre numérique
Language:Français
Published: 2014
Online Access:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Summary:L’auteur reconstruit le débat sur la reconnaissance à partir des travaux de Honneth, Ricœur et Hénaff. Après avoir souligné l’actualité sociale de cette thématique, il s’interroge sur sa genèse, puis s’efforce de saisir la dimension de transcendance sans laquelle la reconnaissance risquerait de tourner sur elle-même. Remontant, avec Fischbach, à Hegel et à Fichte, il convient de se demander aussi comment la thématique de la réciprocité ne court-circuite pas celle de la différence. La notion d’injustice est en effet trop souvent tirée du côté d’une stricte égalité, sans tenir compte des situations différenciées des personnes concernées. La discussion sur le partenariat entre personnes de même sexe (PACS), puis, plus radicalement, sur le « mariage pour tous », fournit un bon exemple de la double dimension, sociale et religieuse, de la reconnaissance. Les ambiguïtés du langage de la reconnaissance ne sauraient conduire ni à un simple égalitarisme, ni à un différentialisme qui se détournerait de la visée fondamentale d’équité sans laquelle il n’y aurait plus d’éthique sociale. La dimension proprement religieuse de la reconnaissance vient alors rappeler la nécessaire a-symétrie qui fait de la reconnaissance un événement de décentrement, par-delà toute mise à plat.