Les institutions hospitalières : des institutions de la reconnaissance ?

Comme leur nom l’indique, les institutions hospitalières tentent d’être la traduction et la transcription sociale d’une éthique de l’hospitalité. À la sollicitude eu égard à l’homme vulnérabilisé par la maladie, le handicap ou le vieillir, vécue dans la relation interpersonnelle, elles tentent d’app...

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書誌詳細
第一著者: Pierron, Jean-Philippe
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: 2014
オンライン・アクセス:Accès Université d'Orléans et IFPM
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要約:Comme leur nom l’indique, les institutions hospitalières tentent d’être la traduction et la transcription sociale d’une éthique de l’hospitalité. À la sollicitude eu égard à l’homme vulnérabilisé par la maladie, le handicap ou le vieillir, vécue dans la relation interpersonnelle, elles tentent d’apporter le prolongement et la réplique d’un ensemble de médiations institutionnelles tout à la fois théoriques (une épistémologie et une sémiologie de la maladie) et pratiques (une sémantique de l’action interprétant la biographie de l’homme malade). Or c’est à cet endroit que les enjeux théoriques et pratiques de la reconnaissance s’inscrivent et se déploient, car l’institution hospitalière vit d’un tiraillement constitutif. Elle place épistémologiquement la reconnaissance sous le régime conceptuel de l’identification (vérité de science). Mais elle vise éthiquement et politiquement une reconnaissance mutuelle de la maladie comme épreuve existentielle (vérité d’existence), sous peine de fabriquer de la non-reconnaissance, qu’elle soit humiliation, irrespect ou mépris. À quelles conditions l’institution hospitalière peut-elle être une institution de la reconnaissance si d’une part elle est dominée par la survalorisation du connaître sur le reconnaître ; et si d’autre part la bureaucratisation croissante du monde hospitalier dévalue les pratiques de coopérations et de reconnaissance au profit du souci gestionnaire de coordination ?