La dimension cérémonielle de la reconnaissance dans la justice
La justice est devenue en quelques années le lieu institutionnel de la reconnaissance, le juge occupant la place du « tiers de reconnaissance ». Comment alors cette fonction anthropologiquement essentielle va-t-elle pouvoir se loger dans des formes juridiques destinées à un autre emploi ? Pour répon...
Sparad:
| Huvudupphovsman: | |
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| Materialtyp: | Article ou chapitre numérique |
| Språk: | Français |
| Publicerad: |
2014
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| Länkar: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sammanfattning: | La justice est devenue en quelques années le lieu institutionnel de la reconnaissance, le juge occupant la place du « tiers de reconnaissance ». Comment alors cette fonction anthropologiquement essentielle va-t-elle pouvoir se loger dans des formes juridiques destinées à un autre emploi ? Pour répondre à cette question, il faudra l’examiner à partir des différentes formes de justice. La justice ordinaire, bien sûr, qui a été particulièrement investie ces dernières années, notamment par les victimes qui se sont emparées des prétoires comme d’un espace pour publier leurs souffrances et se plaindre du déni de reconnaissance dont elles pâtissaient de la part des pouvoirs publics. Mais aussi la justice constitutionnelle de laquelle est également attendue une fonction de reconnaissance : la demande de certaines minorités – songeons aux homosexuels – n’est plus la liberté de vivre comme elles l’entendent mais de se voir reconnaître dans leur différence. C’est vrai aux États-Unis comme en France avec l’apparition de la question prioritaire de constitutionnalité. La reconnaissance est enfin l’un des buts affichés de la justice dite « transitionnelle », qui est convoquée après des crimes de masse pour hâter la réconciliation. Toutes ces formes seront recensées pour analyser comment s’y loge la reconnaissance. |
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