L'apprentissage et l'épreuve de la conversation
La présence de l’Église dans l’espace public actuel s’énonce souvent en termes de dialogue ou de proximité. L’espace culturel contemporain est devenu hétéroclite : Vatican II en a pris acte et Paul VI avec lui (voir l’encyclique Ecclesiam suam). La posture surplombante n’est plus pertinente et la v...
Shranjeno v:
| Glavni avtor: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
2013
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| Online dostop: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Izvleček: | La présence de l’Église dans l’espace public actuel s’énonce souvent en termes de dialogue ou de proximité. L’espace culturel contemporain est devenu hétéroclite : Vatican II en a pris acte et Paul VI avec lui (voir l’encyclique Ecclesiam suam). La posture surplombante n’est plus pertinente et la valorisation du rôle des laïcs s’inscrit dans cette nouvelle perspective. Théologiquement, on peut parler à bon droit d’herméneutique relationnelle entée sur l’identité de Jésus lui-même. Jésus propose un dialogue non contraignant : c’est de la sorte que toute propagation de la foi peut avoir lieu. Mais le dialogue signifie d’abord qu’on ne peut éliminer l’autre. Dans l’histoire récente, d’aucuns ont opté pour l’action, au détriment des convictions. Pour ceux qui souhaitent aujourd’hui énoncer de nouveau leurs convictions, l’enjeu est de le faire sans déclencher le rejet. La question redoutable du silence de Dieu face à la souffrance, la question de l’univers prométhéen qu’est devenu le nôtre à travers la surpuissance techno-scientifique, rendent difficultueux le dialogue avec le monde de l’incroyance ou de l’indifférence. Partager des expériences communes est alors un chemin à emprunter. Plusieurs théologiens du siècle passé l’ont théorisé, de Rahner à Tillich ou Tracy. Le défi le plus redoutable n’est-il pas celui d’une identité en invention permanente ? À commencer par soi... |
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