La diffusion des péjorations communautaires après 1945
RésuméCe que l’on peut dénommer « altérophobie » est le versant négatif du sentiment d’appartenance communautaire. L’extrême-droite occupe, depuis la fin du xixe siècle, le terrain du nationalisme politique, à la française ou à l’allemande. Aujourd’hui, ce qui se joue autour de l’islamophobie corre...
Enregistré dans:
| Hovedforfatter: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
2011
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| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | RésuméCe que l’on peut dénommer « altérophobie » est le versant négatif du sentiment d’appartenance communautaire. L’extrême-droite occupe, depuis la fin du xixe siècle, le terrain du nationalisme politique, à la française ou à l’allemande. Aujourd’hui, ce qui se joue autour de l’islamophobie correspond à la plus récente dépréciation « altérophobique ». L’emploi de ce terme n’est pas à rejeter systématiquement, à moins de supprimer aussi racisme, antisémitisme, etc. En France, la préférence nationale devient une thématique qui ab initio ne concernait guère néo-fascistes et néo-nazis, en raison d’une sympathie marquée pour les mondes arabo-musulmans. La naissance du Front national a joué un rôle important dans cet infléchissement. Le conflit israélo-palestinien a fait croître deux altérophobies exclusives l’une de l’autre. Le débat médiatique n’a pas permis d’ajuster ou d’affiner les concepts. Le discours antitotalitaire a tenté de rationaliser les débats avec plus ou moins de succès. La défense irréfléchie des sociétés ouvertes augure mal d’une nouvelle ère de sociétés fermées. |
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