• Philippe Capelle-Dumont et J. Alexandre (volume dirigé par), Philosophie et théologie dans la période antique. Anthologie, tome I, Paris, Cerf, 2009, 400 p., 45 €.
RésuméLa question du désir naturel de Dieu requiert quelques repérages, par exemple du côté du rapport désirant de l’humain à celui qu’on appelle Dieu. Dans quelle mesure Dieu est-il un corrélat nécessaire de notre humanité ? Le terme « désiré » prête déjà par lui-même à confusion : il relève d’une...
Wedi'i Gadw mewn:
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| Fformat: | Article ou chapitre numérique |
| Iaith: | Français |
| Cyhoeddwyd: |
2010
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| Mynediad Ar-lein: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Crynodeb: | RésuméLa question du désir naturel de Dieu requiert quelques repérages, par exemple du côté du rapport désirant de l’humain à celui qu’on appelle Dieu. Dans quelle mesure Dieu est-il un corrélat nécessaire de notre humanité ? Le terme « désiré » prête déjà par lui-même à confusion : il relève d’une catégorie ontologique et non pas psychologique à l’époque antique et médiévale. Suarez semble avoir été le premier à rejeter l’idée de désir naturel de Dieu. Puis, Henri de Lubac s’est fermement opposé au système de la pure nature ; d’aucuns ont vu dans l’encyclique Humani Generis (1950) une condamnation de de Lubac. La parenté avec la thèse rahnérienne est cependant intéressante à étudier. Quant à H. Bouillard, il proposa le remplacement de « surnaturel » par « théologal », « eschatologique » ou « christique ». Vatican II marque la réhabilitation des thèses lubaciennes, et Antoine Vergote permet aujourd’hui de renouveler ce débat difficile. In fine, quel Dieu désire-t-on ? La culture sécularisée que redoutait de Lubac pose aujourd’hui cette question avec d’autant plus d’acuité dans un contexte de valorisation de l’intersubjectivité. |
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