Péché structurel et nature humaine

RésuméLa notion de péché structurel, interpellée par le concept de nature, noue plusieurs problématiques (nature/surnature ; péché/salut ; etc.). Piet Schoonenberg a travaillé sur l’essence du péché, de sorte que péché du monde et péché originel soient équivalents. Sur la base de l’analyse anthropol...

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Главный автор: Nebel, Mathias
Формат: Article ou chapitre numérique
Язык:Français
Опубликовано: 2010
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Итог:RésuméLa notion de péché structurel, interpellée par le concept de nature, noue plusieurs problématiques (nature/surnature ; péché/salut ; etc.). Piet Schoonenberg a travaillé sur l’essence du péché, de sorte que péché du monde et péché originel soient équivalents. Sur la base de l’analyse anthropologique de l’être situé, Schoonenberg développe sa conception de la nature humaine. On peut alors mieux comprendre ce qu’elle est vraiment comme porteuse d’un ordre, l’ordre de la création, comme affectée par le péché non en son être propre mais en son sens. Les grands axes de cette pensée sont empruntés à Karl Rahner, pour qui le mot nature s’oppose à des notions comme liberté, esprit, grâce, Dieu. La nature fait face à la subjectivité, mais ce face-à-face n’abolit pas l’ouverture de la liberté humaine. L’être au monde est inscrit dans un devenir. La nature renvoie au fini, alors que l’homme est en sa nature transcendant au monde et ouvert à Dieu. La nature humaine est toujours déjà conformée par la grâce. Rahner se fonde sur l’analyse heideggérienne de Sein und Zeit en gardant l’idée d’une temporalité unique fondée sur l’être de la nature. Trois durées peuvent être finalement dégagées de ce qui précède.