Agapè comme relève d'Éros ?
RésuméKarl Barth a résisté à la thèse bien connue de Nygren. La théorie du pur amour déprécie l’éros. Sur ce terrain, Bossuet est plus recevable que Fénelon : l’amour est toujours mêlé, composite et dialectique. L’opposition trop dure entre agapè et éros méconnaît le désir. La thèse de Rougemont gar...
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| Главный автор: | |
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| Формат: | Article ou chapitre numérique |
| Язык: | Français |
| Опубликовано: |
2010
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| Online-ссылка: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Итог: | RésuméKarl Barth a résisté à la thèse bien connue de Nygren. La théorie du pur amour déprécie l’éros. Sur ce terrain, Bossuet est plus recevable que Fénelon : l’amour est toujours mêlé, composite et dialectique. L’opposition trop dure entre agapè et éros méconnaît le désir. La thèse de Rougemont garde toujours une certaine actualité : réinventer la genèse de la passion d’amour. En ce sens, il critique Nygren. Rougemont a bien compris qu’on ne peut échapper à la confusion des mobiles. La conception chrétienne de l’amour ne peut expulser la passion. Benoît XVI l’avait remarqué dans Deus est caritas. Lacan, Jean-Luc Marion plus récemment, mais aussi Nabert invitent à une éthique du désir comme quête d’une identité dédoublée : ce que je reçois de l’autre ne fait jamais nombre avec ce que je reçois de Dieu. |
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