• Michel Foucault, Le Gouvernement de soi et des autres. Cours au Collège de France 1982-1983, Paris, Éditions des Hautes Études – Gallimard – Éd. du Seuil, 2008.

RésuméLa dernière encyclique de Benoît XVI, Caritas in veritate, s’ouvre avec éclat sur la charité comme voie maîtresse de la doctrine sociale de l’Église. Mais, contrairement à Vatican II et à Populorum progressio, aucune empathie avec le monde actuel n’y figure. L’hommage rendu à Paul VI ne comp...

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Autore principale: Pierron, Jean-Philippe
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2010
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Descrizione
Riassunto:RésuméLa dernière encyclique de Benoît XVI, Caritas in veritate, s’ouvre avec éclat sur la charité comme voie maîtresse de la doctrine sociale de l’Église. Mais, contrairement à Vatican II et à Populorum progressio, aucune empathie avec le monde actuel n’y figure. L’hommage rendu à Paul VI ne comporte pas de mention de la reconnaissance du pluralisme des options. Vatican II et Paul VI font apparaître un nouveau paradigme, qui n’est plus centré sur l’accueil de la modernité mais sur la théologie de l’Église. C’était différent dans Rerum Novarum. L’encyclique Populorum progressio marque une étape par rapport à Rerum Novarum. De son côté, Benoît XVI propose une nouvelle évolution vers une pensée sociale chrétienne. Mais Caritas in veritate ignore la distinction entre vérité théologique et vérité pratique, au profit d’une vérité totale et transcendante. Cette encyclique fournit néanmoins des apports intéressants : la place du don dans l’économie, l’entreprise comme réalité humaine intégrale et le défi de la technique. Malheureusement, l’encyclique ne traite pas la question démographique selon ses vraies dimensions : surnatalité, gestion des ressources, etc. Nous restons dans le cadre de la double morale décrite par le père Calvez : respect de l’autonomie des décisions des chrétiens sur le terrain de la justice sociale, mais pas sur celui de l’éthique sexuelle et familiale.