• Nicole Jeammet, Éric Gaziaux, André Wénin et José Réding, Le Mal – Qu’en faire ?, « Trajectoire », Bruxelles, Lumen Vitae, 2006, 134 p.

RésuméSelon Jean-Pierre Dupuy, la théorie girardienne du désir mimétique et son pendant, la thèse du sacrifice comme fondement caché de l’ordre social, représentent non seulement une réhabilitation de la rationalité de la pensée religieuse et (spécifiquement) chrétienne en tant qu’alternative au pos...

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Bibliografische gegevens
Hoofdauteur: Maldamé, Jean-Michel
Formaat: Article ou chapitre numérique
Taal:Français
Gepubliceerd in: 2009
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Omschrijving
Samenvatting:RésuméSelon Jean-Pierre Dupuy, la théorie girardienne du désir mimétique et son pendant, la thèse du sacrifice comme fondement caché de l’ordre social, représentent non seulement une réhabilitation de la rationalité de la pensée religieuse et (spécifiquement) chrétienne en tant qu’alternative au poststructuralisme et à l’athéisme néo-darwinien, mais également une critique dévastatrice de l’utilitarisme en philosophie morale. Car la structure de l’utilitarisme exhibe une variante sécularisée de la même mécanique sacrificielle qui se trouve dans les religions primitives, mécanique selon laquelle la paix sociale dépend de la mort ou de la suppression d’une existence individuelle. Or, le rationalisme moral de Dupuy le conduit, paradoxalement, à défendre la logique interne du conséquentialisme (l’idée, que l’utilitarisme partage, selon laquelle la valeur morale réside uniquement dans les conséquences de l’action) comme le seul moyen d’éviter l’accusation d’irrationalité face à la possibilité d’une catastrophe. Un examen des critiques, bien connues, du conséquentialisme, ainsi qu’une compréhension enrichie de la logique du rapport entre l’action présente et le temps passé et futur, démontrent l’insuffisance des raisons qui conduisent Dupuy à épouser cette forme non causale du conséquentialisme.