Chronique

RésuméÀ l’occasion du 10e anniversaire de l’encyclique Fides et ratio de Jean-Paul II, le pape Benoît XVI vient de faire l’ apologie catholique de la raison dans son rôle à penser l’articulation entre foi chrétienne et philosophie. Jean-Paul II avait déjà regretté la faiblesse de la rationalité phi...

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Главный автор: Seniguer, Haouès
Формат: Article ou chapitre numérique
Язык:Français
Опубликовано: 2008
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Итог:RésuméÀ l’occasion du 10e anniversaire de l’encyclique Fides et ratio de Jean-Paul II, le pape Benoît XVI vient de faire l’ apologie catholique de la raison dans son rôle à penser l’articulation entre foi chrétienne et philosophie. Jean-Paul II avait déjà regretté la faiblesse de la rationalité philosophique dans les débats actuels. Benoît XVI mentionne un « glissement » moderne dans l’épistémologie et la mise en pratique de la science à l’heure actuelle. Il se caractérise par une déconnexion entre science et éthique, et à la limitation de l’usage de la raison à la seule expérimentation. La science a tort, selon lui, de ne chercher aujourd’hui que le « gain facile ». Poursuivant son débat avec J. Habermas, le pape met en garde non la science elle-même, mais son gauchissement lorsqu’elle ne vise que le gain, ce que les questions éthiques autour des cellules souches illustrent, hélas, de nos jours. La science ne peut elle-même produire des principes éthiques. Elle a besoin pour cela de la philosophie et de la théologie. Le rôle de l’Université est, comme à l’époque médiévale, majeur au service de cette tâche. En ce sens, la foi chrétienne ne s’adresse pas uniquement aux chrétiens, contrairement aux options de J. Rawls. Benoît XVI continue donc de promouvoir interaction et circularité entre théologie et philosophie, et entre foi et raison.