Une notion en débat : la « laïcité positive »

RésuméLe discours du Latran, prononcé par le président de la République, apporte-t-il quoi que ce soit ? La notion de « laïcité positive » traduit le fait que, pour son auteur, la République n’est plus mise en danger par les religions. L’ennemi est ailleurs. Pourtant, des questions se posent sur la...

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Detalles Bibliográficos
Autor Principal: Foyer, Dominique
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado: 2008
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Résumé:RésuméLe discours du Latran, prononcé par le président de la République, apporte-t-il quoi que ce soit ? La notion de « laïcité positive » traduit le fait que, pour son auteur, la République n’est plus mise en danger par les religions. L’ennemi est ailleurs. Pourtant, des questions se posent sur la base de cette notion : que se passe-t-il lorsque des croyants rejettent certains choix de la République, au nom des valeurs qui sont les leurs ? La convergence entre le concept de laïcité positive et la déclaration de Vatican II sur la liberté religieuse est un élément intéressant, sauf s’il s’agit d’instrumentaliser la religion : l’Église catholique sera-t-elle toujours aussi libre de dire ce qu’elle pense ? De façon implicite, Nicolas Sarkozy paraît rejoindre la conception chrétienne de la transcendance. Il aura du mal à convaincre complètement l’opinion publique de la nécessité d’opter pour une laïcité positive envers les différentes obédiences musulmanes. De plus, l’État est parfois obligé de prendre des positions de type religieux pour trancher un conflit public (par exemple, les signes ostentatoires). La laïcité héritée des Lumières correspond au régime de séparation/partage, avec le souhait plus ou moins déclaré de le faire bouger.