La fabrique de l'enfant
RésuméAprès avoir rappelé le statut quasi sans valeur de l’enfant dans le monde grec antique, dans lequel le rôle de la femme change au moment de la naissance de l’enfant, c’est la philosophie qui est ici interrogée : infanticide légitime chez Platon, raisons démographiques de justification de l’avo...
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| Autore principale: | |
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| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
2008
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| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | RésuméAprès avoir rappelé le statut quasi sans valeur de l’enfant dans le monde grec antique, dans lequel le rôle de la femme change au moment de la naissance de l’enfant, c’est la philosophie qui est ici interrogée : infanticide légitime chez Platon, raisons démographiques de justification de l’avortement chez Aristote. La littérature, de son côté, présente l’enfant comme le futur défenseur de la cité. Mais c’est surtout la médecine qui modifie le regard sur l’enfance, par exemple du point de vue de la viabilité du fœtus. L’Ancien Testament témoigne, à son tour, d’une véritable éthique de la génération contrastant en cela avec l’Antiquité traditionnelle : la Genèse bien sûr, avec les textes de création, et surtout l’interdit du sacrifice d’enfant à qui est préféré le sacrifice du bélier offert par Abraham. L’enfance est respectée comme signe de Dieu. Dès lors, des rites de passages et d’initiation apparaissent pour valoriser, désacraliser et libérer. La législation témoigne de régressions possibles : coutume et tradition l’ont dictée plutôt que désir et sentiment. L’éducation se fait reconnaissance. Éduquer, c’est aimer et enseigner ; et le père est le premier éducateur. |
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