Suivre et faire : structure de l'appel dans Nachfolge de Dietrich Bonhoeffer
RésuméEn articulant le « suivre » et le « faire » dans Nachfolge, Bonhœffer s’interroge sur les conditions de possibilité d’un authentique sujet de l’acte. Après avoir indiqué comment Bonhoeffer reprend la critique kierkegaardienne d’un système conceptuel qui exclut le sujet au lieu de le requérir,...
保存先:
| 第一著者: | |
|---|---|
| フォーマット: | Article ou chapitre numérique |
| 言語: | Français |
| 出版事項: |
2007
|
| オンライン・アクセス: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 要約: | RésuméEn articulant le « suivre » et le « faire » dans Nachfolge, Bonhœffer s’interroge sur les conditions de possibilité d’un authentique sujet de l’acte. Après avoir indiqué comment Bonhoeffer reprend la critique kierkegaardienne d’un système conceptuel qui exclut le sujet au lieu de le requérir, l’auteur de cet article développe trois aspects de la suivance. Il montre que Bonhoeffer vide d’abord la suivance de toute signification éthique ou morale pour penser un acte qui ne consiste pas à faire quelque chose, mais à suivre quelqu’un. Ainsi, ce jeu de l’appel et de la réponse qui constitue la suivance forme la structure d’une rencontre entre deux sujets. Ce second élément d’analyse permet de saisir l’accent mis par Bonhoeffer sur la nouveauté de ce qui advient et qui rompt avec ce qui était, sans doute au détriment d’une suivance qui conjuguerait mieux la continuité et la discontinuité. En dernier lieu, on note que si la suivance consiste à suivre quelqu’un et non pas à faire quelque chose, l’éthique ne consiste pas à reproduire un comportement qui serait celui du maître. Elle est plutôt une fidélité à l’appel qui donne le courage singulier d’être et d’agir au cœur de la réalité contingente. |
|---|