Manuel CERVERA-MARZAL, Post-vérité : pourquoi il faut s’en réjouir, Lormont, Le Bord de l’Eau, coll. « La bibliothèque du MAUSS », 2019, 122 p.

Si la perception contemporaine du monde agricole est particulièrement brouillée, c’est parce que le grand public en reste à l’image d’Epinal de la « ferme » – lieu mental associant exotisme et authenticité –, tout en s’inquiétant des effets de l’agriculture conventionnelle sur l’environnement et la...

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Detalhes bibliográficos
Autor principal: Suzina, Ana Cristina
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: 2020
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrição
Resumo:Si la perception contemporaine du monde agricole est particulièrement brouillée, c’est parce que le grand public en reste à l’image d’Epinal de la « ferme » – lieu mental associant exotisme et authenticité –, tout en s’inquiétant des effets de l’agriculture conventionnelle sur l’environnement et la santé. C’est dans ce contexte de forte tension entre deux modèles concurrents, une agriculture productiviste d’une part, une agriculture de « paysans » d’autre part, que l’usage de l’innovation technologique peut être interrogé. En effet, amplifiant le mouvement de mécanisation engagé après-guerre, dont la finalité était la maximisation de la productivité par travailleur, les capteurs, drones, algorithmes et robots redessinent aujourd’hui les contours d’une agriculture qui prétend concilier rendements élevés et respect environnemental. Dans ce contexte, cet article étudie la place qu’occupe l’innovation dans l’élevage : basé notamment sur une ethnographie du robot de traite, il décrit les interactions qui s’établissent entre trois catégories d’acteurs ontologiquement dissemblables, les éleveurs, les robots et les vaches.