Rêves d'Amérique

Le cinéma d’animation japonais, s’il a souvent été abordé d’un point de vue historique dans son évolution graphique, a rarement fait l’objet d’une étude axée sur l’histoire de la production, dans sa dimension économique et technique. Cet article se propose d’envisager les débuts de la production ind...

Ausführliche Beschreibung

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Bibliographische Detailangaben
1. Verfasser: Pruvost-Delaspre, Marie
Format: Article ou chapitre numérique
Sprache:Français
Veröffentlicht: 2015
Online Zugang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beschreibung
Zusammenfassung:Le cinéma d’animation japonais, s’il a souvent été abordé d’un point de vue historique dans son évolution graphique, a rarement fait l’objet d’une étude axée sur l’histoire de la production, dans sa dimension économique et technique. Cet article se propose d’envisager les débuts de la production industrielle de dessins animés dans le Japon de l’après-guerre autour de deux hypothèses : la première décrivant le discours programmatique des producteurs japonais dans les années 1960, en particulier leur concurrence affichée envers les studios américains, en particulier Disney, la seconde offrant une perspective analytique sur le modèle de production instauré à cette période, à partir de l’étude de documents d’archives. Ce propos se trouve ici appliqué à un cas à la fois exemplaire et particulier, celui du studio de la Tôei Dôga, fondé en 1956 comme département animation de la Tôei, l’une des grandes majors japonaises de l’après-guerre. Visant selon son directeur Hiroshi Ôkawa à se placer comme « le Disney de l’Orient », la Tôei Dôga a largement contribué à façonner le paysage de l’industrie du dessin animé tel qu’il existe aujourd’hui au Japon.