Le monopole du pouvoir de consecration en question ?
L’étude d’un concours de nouvelles organisé à l’intention de « non professionnels » de l’écriture par l’entreprise de vente de livres par correspondance France Loisirs, est un exemple, parmi d’autres, de l’essor de nouveaux processus de consécration littéraire. On a ainsi tenté de décrire et d’a...
محفوظ في:
| المؤلف الرئيسي: | |
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| التنسيق: | Article ou chapitre numérique |
| اللغة: | Français |
| منشور في: |
2003
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| الوصول للمادة أونلاين: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| الملخص: | L’étude d’un concours de nouvelles organisé à l’intention de « non
professionnels » de l’écriture par l’entreprise de vente de livres par
correspondance France Loisirs, est un exemple, parmi d’autres, de l’essor de
nouveaux processus de consécration littéraire. On a ainsi tenté de décrire et
d’analyser une offre d’écriture littéraire destinée à des profanes, la mise en
scène et en œuvre du pouvoir de découverte et de consécration de
« nouveaux talents » que s’arroge une entreprise extérieure au champ
littéraire, mais aussi les effets sur les prétendants au statut d’écrivain de ces
« titres littéraires ». Il s’agit, à partir d’une enquête de terrain, de rappeler
que la question de la définition de l’écrivain, loin d’être universelle, est
toujours un enjeu de luttes, liée à la délimitation de ceux qui sont en position
de participer à ces luttes de définition. L’enquête tend à suggérer qu’il ne
s’agit, le plus souvent, pour les élus, que d’une « simili-consécration » qui ne
permet qu’exceptionnellement l’accès au champ littéraire et voue à
l’obscurité la plupart des aspirants au titre d’écrivains démunis des
ressources nécessaires (scolaires, culturelles, sociales). |
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